LA CONSTRUCTION D' UNE CASE
Cette année là, le vieux Kouama contruisit une nouvelle case. Celle qu' il habitait, avait été endommagée par les vents et les pluies, dont on attend chaque année,le meilleur, comme le pire. Les murs lézardés cachaient des reptiles et de l' intérieur de la case, on pouvait voir l' extérieur.
Les matériaux de construction faisaient hélas la part belle aux assauts climatiques. Le toit délabré n' abritait plus des rayons ardents de l' astre de jour, ni des pluies. Il l' avait par conséquent abandonnée pour dormir dans la cuisine de son épouse, situation inhabituelle, le chef de famille ayant normalement sa case personnelle, et la cuisine restant le domaine exclusif de l' épouse.
CHEZ MADAME !!!!
C' est pourquoi, à l' annonce de la saison sèche, avant même la fin des récoltes, Kouama commença à couper de la paille. Il en fit des bottes biens serrées qu' il rassembla sur une aire en bordure de son champ.
Puis il consacra ses jours de repos à tisser cette paille, et à l' empiler sous un hangar fait de branchages hâtivement coupés.
NOTRE AMI KOUAMA
Ce travail terminé, il s' attaqua à la collecte du bois et des bambous, qui serviraient à construire la charpente.
LE FUTUR CHAPEAU
Il choisit les meilleurs, les plus résistants, ceux que les termites et les perce- bois ne rongeaient pas.Il avait aussi prévu des fibres et des cordes qui entreraient dans la construction de la toiture.
DES TOITS, DES TOITS ET TOI !!!
C' est à chaque fois le même cérémonial, mais après tous ces efforts, le chef de la cour est très fier du résultat que chacun, dans le village, est convié à visiter et ne manque pas de féliciter chaleureusement, l' heureux propriètaire, son statut social s' en trouvant ainsi réhaussé.
Tous les matériaux indispensables à l' édification de son habitation étaient maintenant prêts.Kouama attendit alors avec patience que les pluies eussent cessé avant d' entreprendre la confection des briques. Pour cela, il creusa d' abord la terre argileuse. puis aidé de sa femme et de ses enfants qui lui apportaient de l' eau, il prépara le " banco". Pour améliorer la résistance des briques, il ajouta à la terre, un peu de foin de fonio ou de la paille fine.
COURAGE, L' AMI !!!!
Tous les matériaux indispensables à l' édification de son habitation étaient maintenant prêts. Kouama attendit alors avec patience que les pluies eussent cessé avant d' entreprendre la confection des briques. Pour cela, il creusa d' abord la terre argileuse. Puis aidé de sa femme et de ses enfants qui lui apportaient de l' eau, il prépara le " banco" Pour améliorer la résistance des briques, il ajouta à la terre, un peu de foin de fonio ou de la paille fine.
TOUT LE MONDE EN PARLE !!!!
On a toujours construit les cases de cette façon, avec des moyens très rudimentaires, et rien ne dit, que les années passant, y amèneront un quelconque changement, c' est d' abord une question de moyens, mais aussi le respect de la tradition et la fierté du chef de famille. Il est aidé de ses proches parents et amis, le mur monta si vite que dans l' après midi, le montage était achevé.
A une hauteur d' environ trente centimètres du sol, Kouama prit soin de laisser une seule et unique ouverture pour la porte future. Le travail fut très rapide, car pour la construction de sa maison, le vieux paysan n' avait besoin, ni de truelle,ni de fil à plomb. Le montage se faisait " au jugé", l' expérience étant la seule certitude de cette entreprise.
LES ENFANTS SONT DE LA FETE !!!
Le crépissage intérieur et extérieur fut réalisé les jours suivants. Pour cette opération, le banco fut minutieusement préparé, un mélange d' argile et de bouse de vaches, maintenant fortement le mur, y adhérait, l' empêchait de se fendiller, et évitait le développement des insectes nuisibles comme les punaises, les cafards, les araignées etc .....
A l' issue de ces travaux, le vieux Kouama s' attaqua à la construction de son toit, il fit d' abord une charpente en bois en forme de cône dont les dimensions étaient en fonction du diamètre de la case. Il la recouvrit de paille, et obtint ainsi un grand chapeau de chaume qui coiffait son mur. Les travaux de finition étaient généralepent confiés aux femmes qui damèrent le sol.Mais avant d' habiter sa case, Kouama fit fixer une porte faite de deux planches taillées dans du bois dur et soudées ensemble par un habile forgeron du village.
Le chef de famille put enfin prendre possession de son " domaine privé", très fier et chaleureusement complimenté, pour son savoir faire et sa réussite.
TRES BEL ENSEMBLE POUR UNE BELLE FAMILLE
Je vous ai livré la recette, alors, pourquoi pas, un week end de repos, vous lancer dans l' entreprise, vous en serez heureux, je vous le garantis
SOYEZ LES BIENVENUS DANS LA CONCESSION